06/03/2007

Les Ouïghoures, Ouigours,Uigurs, Uyghurs

 

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Les Ouïghours


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Situation du Xinjiang en Chine
Situation du Xinjiang en Chine

Cette page concerne le peuple des Ouïghours. Pour la langue ouïghoure, voir l'article ouïghour.

Les Ouïgours (mot signifiant unité) sont un peuple turcophone et musulman habitant le Xinjiang (ancien Turkestan oriental) en Chine. Ils représentent une des cinquante-six nationalités reconnues officiellement par la république populaire de Chine (Wéiwú’ěr zú en pinyin). Ils sont apparentés aux Ouzbeks. Leur langue est le ouïgour.

Sommaire

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La légende d'Oghuz nâme

Sous le titre de Oghuz nâme, la présente version de la légende d'Oghuz Khan, ancêtre des Turcs oghuz, rédigée en ouïgour de Turfan vers 1300, a été remaniée en pays kirghiz dans le courant du XVe siècle. Elle témoigne de l'emploi tardif de l'écriture ouïgoure dans ces régions, même en milieu musulman ; elle ne contient aucune allusion à l'Islam ni à aucune autre religion étrangère et prouve la permanence des légendes et pratiques ancestrales, souvent chamanistes, en pays turc. Oghuz Khan (personnage légendaire) Littérature turque d'Asie Ouïgour (langue) -- Ecriture Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits (division orientale)

Note préalable sur les différentes orthographes du nom de l’ethnie et de la langue [modifier]

Pour l’orthographe de la langue ouïghoure on peut trouver de nombreuses variantes comme « ouïghour, ouïgour, ouigour, ouighour, uigur » en français, et comme « Uyghur, Uighur, Uygur, Uigur, Wighor, weiwuer » en anglais. L'orthographe la plus fréquemment utilisée depuis les années 1990 et qui tend à devenir la norme est « ouïghour » en français et « Uyghur » en anglais. Le nom du groupe ethnique et de la langue est prononcé [yjɤyr] et s’écrit « ئۇيغۇر » en ouïghour. L’utilisation de « gh » pour des noms propres qui ont le son [ɤ] (r comme roi) est courante en français. Par exemple : Afghan, Gharb, Maghreb.

 

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Histoire [modifier]

Avant que les Ouïghours se sédentarisent dans le Xinjiang (ou Turkestan oriental), ils furent des nomades vivant en Mongolie. En 744 ils vainquirent les Köktürks et les remplacèrent comme maîtres de Mongolie. Le 20 novembre 762, Bögü, troisième hâkan des Ouïghours, s'empare de Luoyang, la capitale de l'Empire chinois, où il est intervenu à l’appel des Tang pour réprimer unz rébellion suscitée par An Lushan . Il se convertit au manichéisme, qui fleurira au Turkestan oriental (dont le nom de Xinjiang ne remonte qu'à sa conquête par la dynastie Mandchoue en 1884) jusque vers la fin du Ier millénaire (voir les magnifiques enluminures trouvées à Qoco [Gaochang] près de Tourfan).

Le christianisme nestorien, qui atteignit la Mongolie et la Chine, fut longtemps présent chez les Ouïghours ; au XIVe siècle, on trouve encore un évêché nestorien à Kachgar, capitale historique du Xinjiang et, en 1289, le khan mongol de Perse (ilkhan) Arghoun envoie le moine ouïghour nestorien Rabban Sauma en ambassade auprès de Philippe IV le Bel et du roi d'Angleterre Édouard Ier avec une missive qui envisageait une attaque conjointe contre les Mamelouks.

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Présentation de la région autonome ouïghoure du Xinjiang (ou Turkestan oriental) [modifier]

La très vaste région habitée par les Ouïghours, aujourd'hui partie de la Chine, est connue sous divers noms. D’abord son nom officiel : Région autonome du Xinjiang ouïghour. Puis son nom militant : Turkestan oriental. On peut aussi l’appeler Ouïghouristan, c’est-à-dire pays des Ouïghours.

Pendant 1008 ans, ce pays échappa au contrôle chinois, depuis la défaite de l’armée de l’Empire Tang face aux armées musulmanes, composées d’Arabes, de Tibétains et d’Ouïghours près de la rivière Talas au Kazakhstan (en 751 après Jésus-Christ) jusqu’à la conquête mandchoue de 1759. Cette conquête marqua la fin du Royaume ouïghour du Turkestan oriental. L’occupation mandchoue dura jusqu’en 1862 mais ces 63 ans d’occupation furent marqués par 42 révoltes ouïghoures. La dernière révolte, en 1863, chassa les Mandchous et un nouveau royaume indépendant vit le jour. Il fut reconnu par l’Empire ottoman, l’Empire russe et le Royaume Uni. Mais les Britanniques, craignant une expansion russe vers l’Est, persuadèrent la cour mandchoue de reconquérir le pays. Les banques britanniques financèrent la reconquête. L’armée mandchoue sous les ordres du général Zho Zhung Tang attaqua l’Ouïghouristan en 1876. Le Turkestan oriental, rebaptisé Xinjiang (autrefois transcrit Sinkiang), ce qui signifie en chinois “nouveau territoire” ou “nouvelle possession”, fut annexé à l’Empire mandchou des Qing le 18 novembre 1884.

La Chine nationaliste, après le renversement du “dernier Empereur” en 1911, maintint le Xinjiang dans la République de Chine. Les Ouïghours se soulevèrent à nouveau. En 1933 fut proclamée à Kachgar la République islamique du Turkestan oriental. Elle fut écrasée par les Soviétiques. En 1944, nouvelle tentative à Yili, plus au Nord. Celle-là dura 5 années, pendant lesquelles les Ouïghours administrèrent une région semi-autonome tolérée par le Kuomintang (ou Guomindang). L’expérience prit fin en 1949.

En 1950, un an après la victoire des communistes sur le Guomindang de Tchang Kaï-chek, l’Ouïghouristan passa sous la domination communiste chinoise, qui perdure depuis. Un nouveau soulèvement ouïghour, en 1954 à Hotan, échoua face à l’armée rouge chinoise.

Ces vastes territoires sont souvent comparés au Far West américain : c'est à la fois une région riche en ressources minérales naturelles (elle recèle en particulier les plus importantes réserves de pétrole et de gaz naturel de l’Empire chinois), et une région de colonisation pour les Chinois Han, qui sont en passe de reléguer les Ouïghours au rang d'ethnie minoritaire dans leur propre pays. Cette situation demeure aujourd'hui encore une grave source de tensions entre Ouïghours et gouvernement chinois.

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La Première République du Turkestan oriental, 1933-1934 [modifier]

Suite à l’écroulement de l’empire chinois en 1911, la province passe sous le contrôle successif de trois seigneurs de guerre chinois exerçant un pouvoir despotique. Après l’assassinat du premier (Yang Zhengxin) en 1928, Jin Shuren lui succède. Ses politiques maladroites sur fond d’ingérences japonaises, britanniques et soviétiques alimentent la multiplication des troubles. Il met un terme au régime d’autonomie dont bénéficiait la principauté de Komul (Hami) dans l’est du Xinjiang. Alors qu’il encourage l’établissement de colons hans après avoir exproprié des paysans, une révolte des Ouïghours de Komul menée par Khodja Niaz et Yulbar Khan éclate en 1931. Les rebelles sont épaulés par le seigneur de guerre hui Ma Zhongying venu en renfort du Gansu voisin. Durant l’hiver 1932-1933, alors que s’activent les réseaux nationalistes souterrains et les différentes factions opposées au pouvoir provincial, les oasis du bassin du Tarim se soulèvent les unes après les autres. Le pouvoir provincial basé à Ürümqi finit par être coupé du sud de la province par les rebelles dounganes alliés aux musulmans turcophones. Dans le sud du Xinjiang, fief traditionaliste anticommuniste, une révolte menée par les émirs de Khotan éclate en 1933. Au mois de novembre 1933 est fondée la première république du Turkestan oriental appelée aussi république islamique du Turkestan oriental (RITO, carte 3). Parallèlement, Sabit Damollah, proche du courant jadid, qui a activement milité pour rallier les différents foyers insurrectionnels à la RITO, tente de rallier Khodja Niaz et l’est du Xinjiang en le propulsant président. L’émir de Khotan, Mehmet Emin Bughra, est Premier ministre. Une alliance entre le courant islamique conservateur et les réformistes jadid s’opère. Comme le souligne sa constitution, la RITO est un État islamique fondé sur l’application de la sharia. Cependant, beaucoup des ministres de la RITO sont des personnalités proches du mouvement jadid. Au-delà d’assurer sa propre survie, la RITO tente de soustraire le Turkestan oriental à l’occupation chinoise et à l’influence soviétique. Mais le fragile régime est mis à bas le 6 février 1934 par la bête noire des autorités provinciales, Ma Zhongying, retourné par les Soviétiques contre la RITO. Voir aussi: http://www.ceri-sciencespo.com/publica/etude/etude110.pdf [par Rémi Castets]

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La deuxième république du Turkestan oriental (1944-1949) [modifier]

Voir ici: http://www.ceri-sciencespo.com/publica/etude/etude110.pdf [par Rémi Castets]

 

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La résistance ouïghoure [modifier]

Inconnue à l’étranger, si ce n’est qu’on a vaguement entendu parler d’un Mouvement islamique du Turkestan oriental au profil plutôt flou et obscur (il a été mis sur la liste des “organisations terroristes par le gouvernement US et l’ONU en septembre 2002 [1]), la résistance populaire ouïghoure d’aujourd’hui remonte à la fin des années 1980. Voici ce qu’on peut en savoir. En avril 1990, un soulèvement a lieu dans la ville d’Akto. Plus de 1 000 habitants descendent dans la rue pour protester contre le refus des autorités chinoises d’autoriser la construction d’une mosquée. Les troupes chinoises tirent dans la foule. Plus de 60 morts. En juillet 1990, les autorités du Xinjiang annoncent l’arrestation de 7 900 personnes au cours d’une opération visant à arrêter “les activités criminelles de séparatistes ethniques et autres délinquants criminels” (sic). La campagne contre le crime lancée sous le nom de “Frapper fort” par le gouvernement chinois en 1996, si elle entendait répondre aux inquiétudes de la population devant l’expansion de la criminalité et de la délinquance, a été l’occasion pour la police chinoise de s’en prendre aux militants politiques et religieux du Xinjiang, dont un certain nombre, accusés d’être favorables à l’indépendance, ont été exécutés publiquement à grands renforts de publicité. Plus de 10 000 personnes accusées de “séparatisme” ont été arrêtées au cours de cette campagne.

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La révolte de 1997 [modifier]

Le 5 février 1997, à la veille du Ramadan, trente dignitaires religieux de renom sont arrêtés par la police à Ghulja (en chinois : Yining). Six cent jeunes Ouïghours descendent alors dans la rue et vont réclamer leur libération devant le siège local du gouvernement. Ils sont brutalisés par la police et les troupes paramilitaires et violemment dispersés à coups de matraques électriques, de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Dès le lendemain se déroule une manifestation massive de protestation. Les policiers et les paramilitaires tirent sur les manifestants. Bilan : 167 morts. Dans les heures qui suivent, 5 000 personnes sont arrêtées, dont des personnes âgées, des jeunes femmes et des enfants. On les accuse de vouloir « diviser la patrie », de mener une activité criminelle et fondamentaliste religieuse, bref d’être des “éléments contre-révolutionnaires”. Le gouvernement chinois décide alors l’exécution publique de sept Ouïghours pour l'exemple. Les sept victimes sont exécutés d’une balle dans la nuque (facturée à leurs familles!), chargés sur un camion découvert et promenés à petite vitesse à travers la foule qui fréquente le bazar ouïghour et les quartiers environnants. Lorsque les Ouïghours qui pleurent les martyrs s’approchent trop près des camions, les soldats ouvrent le feu, faisant neuf nouvelles victimes. Le 15 octobre 2001, deux participants au soulèvement de 1997 furent exécutés, trois autres condamnés à des peines de mort suspendues pour 2 ans et six autres à des peines de prison (dont deux à perpétuité).

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La répression chinoise depuis le 11 septembre 2001 [modifier]

Le gouvernement chinois a profité du 11 septembre 2001 pour vendre son programme anti-terroriste à l’étranger. Il a obtenu l’extradition de militants ouïghours de plusieurs pays, dont le Pakistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan. Il tente de négocier actuellement le transfert d’une douzaine d’Ouïghours capturés en Afghanistan et détenus à Guantanamo. Le sort qui les attend en Chine est sans aucun doute l'exécution, d'où le refus des États-Unis de les renvoyer en Chine.

Des organisations clandestines ouïghoures sont actives à l’intérieur du pays. On en sait très peu sur ces organisations. On connaît néanmoins le nom de deux d'entre elles : le Mouvement islamique du Turkestan oriental (accusé d’une série d’attentats au Xinjiang) et la Jeunesse du foyer du Turkestan oriental (qualifiée de “Hamas du Xinjiang”). Ce groupe radical qui lutte pour l’indépendance du Turkestan oriental, compterait environ 2 000 militants, dont certains auraient été entraînés à la guérilla en Afghanistan et dans d’autres pays musulmans. Mais il existe une multitude d’autres groupes et mouvements, seulement connus par ce que veut bien en dire le gouvernement chinois. Ces informations sont donc à prendre avec précaution.

À l’étranger, les Ouïghours sont présents au Kazakhstan, en Turquie, en Allemagne, en Suède, en Suisse et aux États-Unis d'Amérique. Au Kazakhstan se trouve une des plus anciennes organisations ouïghoures, le Comité pour le Turkestan oriental, basé à Almaty, la capitale. Il aurait intensifié ces activités ces derniers temps. Il a été formé à l’origine par d’anciens insurgés qui avaient combattu l’occupation chinoise entre 1944 et 1949. Le leader des indépendantistes ouïghours, Aysa Beg, s’est réfugié en Turquie après la fondation de la République populaire de Chine en 1949.

Le 19 septembre 2004 a été fondé à Washington le « Gouvernement en exil du Turkestan oriental », de régime parlementaire, dont le 1er ministre est Anwar Yusuf. Une constitution a été proclamée, et traduite en Turc, Anglais, Chinois et Japonais.

 

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Démographie [modifier]

D'après le recensement de 1990, 7 214 431 Ouïgours vivent en République populaire de Chine, 99,73% dans la région autonome de Xinjiang, 5 739 dans le Hunan et 2 021 à Pékin.

Environ 300 000 Ouïgours vivent au Kazakhstan (ils y sont appelés les Turcs-Ili), d'autres en Mongolie, en Turquie, en Afghanistan et dans des pays d'Asie centrale.

Enfin, des Ouïgours ont aussi émigré en Allemagne, au Pakistan, en Indonésie, en Australie, à Taïwan et en Arabie saoudite.

Voir aussi [modifier]

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Ouïghours.

Références [modifier]

  1. http://www.terrorisme.net/info/2002/015_ouigour.htm Chine: après l'inclusion d'un groupe ouïgour sur la liste des organisations terroristes, Radio Free Europe-Radio Liberty, 30 août 2002]

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]


Carte de la ChineGroupes ethniques de Chine (reconnus par la RPC)Carte de la Chine

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23:50 Écrit par uchisarpension dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2007

La vidéo fun du jour

Je viens de tomber sur cette vidéo, je connaissais pas vous me donnerez votre avis.

Ca a au moins le mérite d'être original.

 

 

 

Pour comprendre cette vidéo il faut savoir ce que c'est l'Amarok?

C'est est un art martial qui s'est développé au début des années 90 avec le soucis de renouer avec les techniques de combats ancestrales en Asie parmi les peuples Turcs.

 

  • dans la mythologie inuit, Amarok est le nom d'un loup.
  • 03:50 Écrit par uchisarpension dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    Les particularités de la légende d’Oghuz Khan

     

     

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    La légende d'Oghuz nâme

    Sous le titre de Oghuz nâme, la présente version de la légende d'Oghuz Khan, ancêtre des Turcs oghuz, rédigée en ouïgour de Turfan vers 1300, a été remaniée en pays kirghiz dans le courant du XVe siècle. Elle témoigne de l'emploi tardif de l'écriture ouïgoure dans ces régions, même en milieu musulman ; elle ne contient aucune allusion à l'Islam ni à aucune autre religion étrangère et prouve la permanence des légendes et pratiques ancestrales, souvent chamanistes, en pays turc. Oghuz Khan (personnage légendaire) Littérature turque d'Asie Ouïgour (langue) -- Ecriture Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits (division orientale)

     

    Dans l’histoire mythique des Türks, l’avènement d’un nouveau souverain était sacré.

    L’on sacralisait ainsi le souverain en lui prêtant une origine divine appelée « gök ». Comme pour Oguz Khan ainsi que pour les aïeux des Türks leurs liens directs avec Gök  « le ciel » -Tanri  « dieu »  leurs assuraient une origine divine.

     

    Selon les anciens Türks la seul chose de sacrée était Tanri « Dieu » Créateur de tout l’Univers. En quelques sortes Dieu n’était pas le ciel en lui-même puisque le ciel et la terre n’étaient qu’une émanation matérielle qui fessait partie de sa création.

     

    Les anciens Türks croyaient qu’il n’y avait qu’un seul Gök « ciel » et qu’elle recouvrait la terre telle une coupole.

    Par contre  les anciens Türks croyaient qu’au-dessus de cette coupole existait beaucoup plus de cieux.  Ils considéraient qu’il y avait des cieux qui recouvraient le soleil, la lune, les étoiles mais qu’au-dessus de ce tout ces cieux il n’existait qu’un seul Ciel celui ou trône Dieu.

     

    Au début les anciens Türks n’avaient pas subdivisé les cieux cela viendra plus tard suite à des influences étrangères, il sera alors question de sept ou même de neuf étages. On remarquera dans la légende d’Oghuz Khan des divergences entres l’ère Göktürk et l’ère Oïghour , les premiers vivaient leurs croyances ancestrales jusqu’au jour où leurs chemins rencontra celui des Oïghours.

     

    Les Oïghours  étaient un peuple qui avaient commercé avec la Chine, ils y avaient rencontrés plein de gens de divers horizon qui éveilla en eux un  intérêt pour les grandes religions de l’époque. 

     

    Le commerce n’était pas une tâche vraiment cohérente avec la nature guerrière des anciens Türks. La religion des anciens Türks réclamait discipline, et obéissance à l’autorité. Effectivement  la société était très hiérarchisée et l’on gagnait ces galons à sa seule valeur guerrière.

     

    Tandis que la vie quasi sédentaire de commerçant que vivaient une grandes parties de la population Oïghours était plus reposante, plus tranquille et donc plus pacifique.

    Alors que les anciens Türks croyaient à Gök-Tanri et à ces émanations, il en était tout autres chez les Oïghours qui se convertirent en grande masse à la religion manichéiste venus de Perse et la lune prit une place très importante dans leurs croyances. Alors que chez les anciens peuples Türks, ce qui était vraiment sacré c’était le soleil qui réchauffe la terre.

     

    Le choix de passer du soleil à la lune, l’abandon des anciennes croyances du peuple Oïghour  peut être considéré comme le début d’une nouvelle ère dans le mode de pensée des peuples de la steppe.

     

    C’est pour cette raison que dans la légende d’Oghuz Khan d’après les Oïghours, Oghuz Khan cesse d’être le fils du soleil pour devenir le fils de la lune.

     

    Petit extrait : « Ces yeux se sont éclairés et illuminés, Ay-Kagan (roi de la lune) en ce jour à eu un fils ! »

     

    Même dans la légende des Oghuz qui viennent tout récemment de se convertir à l’Islam on retrouvera des motifs des anciennes croyances des Türks.

     

    Bien entendu beaucoup de ces anciennes croyances sont en crontradiction directe avec les règles fondamentales de la loi islamique. C’est pourquoi on trouvera d’énorme exemple de texte de la légende d’Oghuz Khan remanié pour devenir tolérable pour l’islam.

     

    D’après les légendes écrites après l’avènement de l’islam parmi les peuples Türks, le père de Oghuz Khan se nommait Kara Khan et ce choix n’était pas anodin. Chez les anciens peuples Türks « Kara » et « Ak » ne voulais rien d’autres que noir et blanc deux noms qui différenciaient deux tribus l’une de l’autre.

     

     

     

    Mais l’on peut remarquer qu’il n’existait pas de discrimination entre eux. Les Türks tout fraîchement convertit à l’Islam nommaient le père d’Oghuz Khan , Kara Khan parce que ce dernier n’était pas convertit à l’Islam. Il aurait même essayé d’empêché son fils d’embrasser l’Islam.

     

    Par contre un point que nous devrons pas manquer de relever,  c’est le rapport bien plus fort qu’Oghuz Khan entretient avec  sa mère.

     

    Petit extrait : « Trois jours et trois nuits sont passés, et ils n’est pas venus à sa mère, n’a pas bu une seule goutte de son sein.

    Et sa mère se mit à pleurer, son cœur se brisa parce qu’Oghuz Khan refusa de boire son lait. Désespéré, elle s’enroulait à son berceau en l’implorant de boire ne sois ce qu’un peu de son lait!».

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    00:31 Écrit par uchisarpension dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

    Mythologie Türk et les enfants sacrés

     

     

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    Comme dans toutes les anciennes légendes des Türks, Oghuz Khan présentait des signes d’une très grande précarité.

    Dans celui des Oghuz musulmans, la raison justement de son refus de boire du sein de sa mère n’était rien d’autres que le fait que sa mère n’était pas encore musulmane.

    Dès qu’il put prendre la parole il dit à sa mère ceci :

     

    -Ey, ma belle-mère à moi, si tu acceptes Tanri comme seul Dieu alors seulement je boirais de ton lait blanc !

    Et si tu es digne de moi seulement je te dirais mère !

    La mère voyant son fils âge d’à peine trois jours lui parler ainsi elle compris le miracle et accepta de croire en Tanri.

     

    Il est bien sûr évident qu’il garde le même nom « Tanri » telle que l’on le nommait dans l’ancienne religion des Türks mais ce Tanri n’est rien d’autres chez ces jeunes convertits qu’Allah.

     

    Pour les anciens peuples Türk le nombre trois tenais une place toute particulière, elle revêtait une grande importance.

    Mais les nombres les plus importants chez les Türks étaient le sept et le neuf.  

     

    Dans la légendes des Oghuz musulmans, Oghuz Khan devint mûre en trois jours alors que l’on peut remarquer que dans les légendes de l’Altaï les enfants miraculés n’atteignent la maturité miraculeuse qu’à sept ans.

     

    Petit extrait d’une légende de l’Altaï :

    « Cela se produit dans l’Altaï, un enfant était née, lorsqu’il vit au monde il plut des grenades. Sept loups ayant sentis son odeur vinrent le réclamer. Sa mère se mit à pleurer son cœur se brisa, c’est à se moment que l’enfant prit la parole et soigna la blessure de sa mère.

    Il lui dit :

    -Ne pleures pas mère ! Occupes toi, mais ne pleure pas !

    -Réclame leur un délai de sept jours !

    Sept jour passèrent, le teint de sa mère s’était décoloré.

    Au bout de sept jours l’enfant devin immense cassa son berceau.

    Il s’était transformé en un vaillant guerrier. » 

     

    Se promener dans les cieux, se saisir des différents étages des cieux et se confronter aux esprits font parties des motifs mythologiques de la nature du héros. Néanmoins Oghuz Khan n’est rien d’autres qu’un homme qui voulait gouverner sur les terres qu’il avait conquis.

     

    Portons de nouveau notre attention sur la légende de l’Altaï pour notez d’autres particularités comme celle des sept loups qui ne symbolisent rien d’autres que les sept étoiles qui forment la Grande Ours. Dans la croyance des anciens Türks les sept étoiles de la Grande Ours étaient enchaînés à l’étoile polaire parce que ces sept même étoiles représentaient les sept loups agités.

     

    Dans un autre épisode ces même loups veulent s’emparer du cheval et du poulain de notre héros.

     

    D’après les anciens Türks la Petite Ours était représentés par deux chevaux tirant un char. Ils croyaient par la même occasion que les sept loups de la Grande Ours veulent s’en prendre aux deux chevaux pour les manger c’est pourquoi ces loups sont agités et enchaînés.  Toujours d’après la légende de l’Altaï la Petite Ours était l’ami et le protecteur du petit enfant prodigieux.

     

    La légende d’Oghuz Khan  dans toutes ces variantes et toutes ces différences sont un témoin extraordinaire des croyances passées qui tenaient ces sources dans des siècles de légendes transmis de génération en génération.

     

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    00:30 Écrit par uchisarpension dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |