05/03/2007

Les particularités de la légende d’Oghuz Khan

 

 

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La légende d'Oghuz nâme

Sous le titre de Oghuz nâme, la présente version de la légende d'Oghuz Khan, ancêtre des Turcs oghuz, rédigée en ouïgour de Turfan vers 1300, a été remaniée en pays kirghiz dans le courant du XVe siècle. Elle témoigne de l'emploi tardif de l'écriture ouïgoure dans ces régions, même en milieu musulman ; elle ne contient aucune allusion à l'Islam ni à aucune autre religion étrangère et prouve la permanence des légendes et pratiques ancestrales, souvent chamanistes, en pays turc. Oghuz Khan (personnage légendaire) Littérature turque d'Asie Ouïgour (langue) -- Ecriture Bibliothèque nationale de France, Département des Manuscrits (division orientale)

 

Dans l’histoire mythique des Türks, l’avènement d’un nouveau souverain était sacré.

L’on sacralisait ainsi le souverain en lui prêtant une origine divine appelée « gök ». Comme pour Oguz Khan ainsi que pour les aïeux des Türks leurs liens directs avec Gök  « le ciel » -Tanri  « dieu »  leurs assuraient une origine divine.

 

Selon les anciens Türks la seul chose de sacrée était Tanri « Dieu » Créateur de tout l’Univers. En quelques sortes Dieu n’était pas le ciel en lui-même puisque le ciel et la terre n’étaient qu’une émanation matérielle qui fessait partie de sa création.

 

Les anciens Türks croyaient qu’il n’y avait qu’un seul Gök « ciel » et qu’elle recouvrait la terre telle une coupole.

Par contre  les anciens Türks croyaient qu’au-dessus de cette coupole existait beaucoup plus de cieux.  Ils considéraient qu’il y avait des cieux qui recouvraient le soleil, la lune, les étoiles mais qu’au-dessus de ce tout ces cieux il n’existait qu’un seul Ciel celui ou trône Dieu.

 

Au début les anciens Türks n’avaient pas subdivisé les cieux cela viendra plus tard suite à des influences étrangères, il sera alors question de sept ou même de neuf étages. On remarquera dans la légende d’Oghuz Khan des divergences entres l’ère Göktürk et l’ère Oïghour , les premiers vivaient leurs croyances ancestrales jusqu’au jour où leurs chemins rencontra celui des Oïghours.

 

Les Oïghours  étaient un peuple qui avaient commercé avec la Chine, ils y avaient rencontrés plein de gens de divers horizon qui éveilla en eux un  intérêt pour les grandes religions de l’époque. 

 

Le commerce n’était pas une tâche vraiment cohérente avec la nature guerrière des anciens Türks. La religion des anciens Türks réclamait discipline, et obéissance à l’autorité. Effectivement  la société était très hiérarchisée et l’on gagnait ces galons à sa seule valeur guerrière.

 

Tandis que la vie quasi sédentaire de commerçant que vivaient une grandes parties de la population Oïghours était plus reposante, plus tranquille et donc plus pacifique.

Alors que les anciens Türks croyaient à Gök-Tanri et à ces émanations, il en était tout autres chez les Oïghours qui se convertirent en grande masse à la religion manichéiste venus de Perse et la lune prit une place très importante dans leurs croyances. Alors que chez les anciens peuples Türks, ce qui était vraiment sacré c’était le soleil qui réchauffe la terre.

 

Le choix de passer du soleil à la lune, l’abandon des anciennes croyances du peuple Oïghour  peut être considéré comme le début d’une nouvelle ère dans le mode de pensée des peuples de la steppe.

 

C’est pour cette raison que dans la légende d’Oghuz Khan d’après les Oïghours, Oghuz Khan cesse d’être le fils du soleil pour devenir le fils de la lune.

 

Petit extrait : « Ces yeux se sont éclairés et illuminés, Ay-Kagan (roi de la lune) en ce jour à eu un fils ! »

 

Même dans la légende des Oghuz qui viennent tout récemment de se convertir à l’Islam on retrouvera des motifs des anciennes croyances des Türks.

 

Bien entendu beaucoup de ces anciennes croyances sont en crontradiction directe avec les règles fondamentales de la loi islamique. C’est pourquoi on trouvera d’énorme exemple de texte de la légende d’Oghuz Khan remanié pour devenir tolérable pour l’islam.

 

D’après les légendes écrites après l’avènement de l’islam parmi les peuples Türks, le père de Oghuz Khan se nommait Kara Khan et ce choix n’était pas anodin. Chez les anciens peuples Türks « Kara » et « Ak » ne voulais rien d’autres que noir et blanc deux noms qui différenciaient deux tribus l’une de l’autre.

 

 

 

Mais l’on peut remarquer qu’il n’existait pas de discrimination entre eux. Les Türks tout fraîchement convertit à l’Islam nommaient le père d’Oghuz Khan , Kara Khan parce que ce dernier n’était pas convertit à l’Islam. Il aurait même essayé d’empêché son fils d’embrasser l’Islam.

 

Par contre un point que nous devrons pas manquer de relever,  c’est le rapport bien plus fort qu’Oghuz Khan entretient avec  sa mère.

 

Petit extrait : « Trois jours et trois nuits sont passés, et ils n’est pas venus à sa mère, n’a pas bu une seule goutte de son sein.

Et sa mère se mit à pleurer, son cœur se brisa parce qu’Oghuz Khan refusa de boire son lait. Désespéré, elle s’enroulait à son berceau en l’implorant de boire ne sois ce qu’un peu de son lait!».

oghuz

 

00:31 Écrit par uchisarpension dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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